Charlotte Julian “Les années 70 ? C’était chouette !”

Connue grâce à des titres comme “Fleur de province” et “Zoubida”, Charlotte Julian revient  sur scène dans la tournée “Age tendre et tête de bois” lancée en 2011.

Premier succès en 1972 :

Interview.

A 60 ans, l’artiste originaire de Perpignan a conservé sa voix enjouée et son sens de l’humour. Quelques jours avant sa première scène avec la troupe d’ « Age tendre et tête de bois », elle revient sur sa carrière et sa deuxième passion : la peinture.

Vous allez commencer la tournée « Age tendre et tête de bois » : vous êtes impatiente ?

Oui, la tournée 2011 débute le 5 mars ! Cette année, pour la première fois, nous serons accompagnés par un orchestre de 60 musiciens et choristes. Je suis contente : je vais à la fois retrouver des anciens amis et collègues, tout en redécouvrant de nombreuses villes de France !

Quels sont les artistes qui seront à vos côtés ?

Peter et Sloane, Hervé Villard, Alice Dona… Ce sont des copains, nous sommes contents de nous revoir !

D’autre se retrouvent pour chanter, au profit de la lutte contre le cancer. Lisez notre papier : Toutes les femmes chantent contre le cancer

Charlotte, êtes-vous nostalgique de cette époque ?

Pas vraiment… Mais il est vrai que, depuis, les choses ont beaucoup changé ! Lorsque j’ai démarré en 1972 avec « Fleur de Province », l’ambiance était bon enfant. Il est vrai que si j’avais eu à choisir, j’aurais de toute façon préféré cette époque là. Je n’aurais jamais fait la Star Academy par exemple : être enfermée avec d’autres personnes sous les caméras, ça, jamais ! (rires). Il y avait aussi moins de pression, une fidélité par rapport à l’artiste : si un disque ne marchait pas, le producteur nous donnait encore notre chance. Aujourd’hui il faut être rentable tout de suite. J’ai commencé dans les cabarets puis dans l’émission « Le petit conservatoire de Mireille ». On m’avait recommandé parce qu’ils cherchaient des « filles rigolotes ». C’était chouette : c’était le Paris des années 70 !

Justement, cette image de « rigolote » vous colle encore aujourd’hui à la peau…

Oui, et c’est cela mon drame ! En France, on nous met immédiatement des étiquettes. On paye cher sa popularité ! Comme j’ai été connue avec une chanson amusante, il a été pour moi très dur de sortir de ce rôle là. Pourtant, j’ai fait beaucoup d’autres choses dans d’autres registres, notamment un spectacle de chansons coquines, qui a remporté un beau succès auprès du public, un spectacle sur le Midi…

En parlant de femmes « rigolotes »… Temps Libre magazine vous invite à découvrir Sylvie Testud, une femme de caractère pétillante.

La sympathie que vous portent les spectateurs ne s’est jamais altérée. Comment l’expliquez-vous ?

Il est vrai que je suis toujours très étonnée de voir à quel point on me reconnaît. Je ne sais pas, cela tient peut-être à ma tête, ou à ma coiffure…

Que faites-vous de votre temps libre ?

charlotte julian dans une galerie au milieu de ses tableauxJ’ai une deuxième passion, qui prend de plus en plus d’ampleur  : la peinture naïve. J’expose régulièrement et cela me prend beaucoup de temps.

L’avantage est que contrairement à d’autres artistes, je ne suis pas trop inquiète quand je ne suis plus trop sollicitée par le show-biz.

Au contraire ! (rires !)Cela me laisse du temps pour peindre ! Je fais aussi beaucoup de vide-greniers.

Tableau "le bistrot du port" par Charlotte Julian -

Age tendre et tête de bois :  Détail de la programmation : www.agetendreettetesdebois.com et 04 72 32 09 29.

Bio express :

  • 12 janvier 1951 : naissance à Perpignan
  • 1972 : succès de son premier titre, “Fleur de province”, interprèté en sabots !
  • 1985 : elle incarne Josyane la bibliothécaire dans P.R.O.F.S aux côtés de Patrick Bruel.
  • 1990 : elle chante en duo avec Patrick Topaloff.
  • 2011 : participation à la tournée “Age tendre et tête de bois”.

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