Tour de France des spécialités gastronomiques

Profitez du printemps pour imiter Astérix et Obélix dans leur Tour de Gaule et rapporter dans votre besace un morceau de terroir ! Tour d’horizon des mets de chez nous :

ALSACE

La route des vins s’étire sur plus de 170 kilomètres, en un chapelet de villages bucoliques au coeur des cépages de gewurztraminer, de riesling, ou de pinot blanc… C’est le royaume des vignerons, qui remplissent de leur nectar les tonneaux des winstubs, les bars à vins alsaciens, véritables institutions populaires. C’est aussi une terre gourmande, faite de spécialités savamment perpétuées. La choucroute, bien sûr, et saviez-vous que la vraie choucroute alsacienne est cuite au four dans le traditionnel plat à baeckeoffe en terre cuite ?
Le baeckeoffe justement, autre grande spécialité, à base de pommes de terre, de viandes et de légumes longtemps mijotés dans du vin blanc. Moins connue mais tout aussi délicieuse, la fondue vigneronne, où viandes et légumes sont trempés dans du vin blanc bouillant. Côté grignotage, la flammekueche est une valeur sûre, avec sa fine pâte couverte de crème et garnie de lardons et d’oignons. Et si votre estomac réclame encore des victuailles, ne négligez pas un bon munster, au cumin si possible !

FRANCHE-COMTÉ

De l’Alsace, on traverse les Vosges, pour se retrouver en Haute-Sâone, patrie de la cancoillotte. « Le mets de notre pays. Son odeur vous ravigote, son aspect ragaillardit, ça vous colle les quenottes, chaque Comtois vous dira, rien au monde ne décollera la Cancoillotte ! », chante Jean Javey dans les années 20. Ce fromage à base de metton (lait écrémé caillé), bien coulant, peut se déguster chaud, sur des pommes de terre, comme son voisin du Doubs, le Mont-d’Or, délicieux grillé au four. À Fougerolles, le kirsch est le premier alcool de fruits à noyau à avoir obtenu une AOP (Appellation d’Origine Protégée) en France. Sous forme de liqueur, il entre dans la composition des inimitables cerises confites que l’on appelle ici les griottines. Cuisine simple, la cuisine comtoise ne serait pas ce qu’elle est sans les saucisses de Montbéliard et le jésus de Morteau. Les paysages du Haut Doubs ne sont jamais aussi magnifiques que le ventre plein !

SAVOIE

Cap au sud, dans les pays du Chablais, du Faucigny, du Genevois, de la Maurienne et de la Tarentaise. La cuisine se fait montagnarde et roborative, adaptée au climat des Alpes. Le fromage y règne en maître, du reblochon à la tomme, du beaufort au bleu de Termignon. Tartiflette, raclette et fondue sont les récompenses des randonneurs et skieurs. Sans oublier les « diots », les saucisses savoyardes mijotées dans le vin. Côté douceurs, les matafans, sortes de crêpes aux pommes, et les rissoles, chaussons aux poires, viennent compléter le parfait repas savoyard. Et un petit génépi, douce liqueur d’armoise, pour faire passer le tout !

HAUTES-ALPES

Aujourd’hui rattaché à la Provence, le département fait pourtant partie de la province historique du Dauphiné. Rien de bien étonnant à ce que l’on retrouve le gratin dauphinois parmi les spécialités de Gap et de ses environs ! Mais pas seulement : le pays du Champsaur tient aussi le haut du pavé culinaire, avec deux spécialités phare : les tourtons et les oreilles d’ânes. Les tourtons et ravioles du Champsaur sont de petits beignets frits fourrés aux pommes de terre ou aux pruneaux, et comme leur nom ne l’indique pas, les oreilles d’ânes désignent un gratin d’épinards sauvages sous forme de lasagnes, rehaussées de fromage râpé. Bon appétit !



AUVERGNE

À l’instar du Sud-ouest, l’Auvergne fait figure de région des gastronomes ! Dans le panorama grandiose des puys, les troupeaux de vaches ont donné cinq fromages AOC : le cantal, le bleu d’Auvergne, la fourme d’Ambert, le Saint Nectaire et le salers. Côté plats, des mets rustiques, parfois magnifiés par une cuisine dynamique, demeurent emblématiques du pays arverne : impossible de faire l’impasse sur la truffade, le bourriol, l’aligot, la patranque, la potée et les tripoux. La liqueur de genièvre reste une valeur sûre pour la digestion, et une pastille de Vichy parfait le repas !

ÎLE DE FRANCE

On connaît peu les spécialités culinaires de Paris et d’Îlede- France, et pour cause, on les mange… partout et tous les jours, sans se douter de leur origine ! Ainsi l’inimitable tête de veau sauce gribiche ou la soupe à l’oignon gratinée sont de purs produits parisiens, sans oublier les bouchées à la reine, le navarin d’agneau, ou la gibelotte de lapin. Les fromages sont légion, surtout à l’Est (brie, coulommiers…). Côté dessert, prenez un Paris-Brest, un Saint Honoré, des choux Chantilly, une brioche parisienne… Et la baguette sous le bras !

Pour les Parisiens avides des spécialités des régions, courez déguster l’Alsace à la Brasserie l’Alsace (39 avenue des Champs-Élysées, excellentes choucroutes), l’Auvergne à l’Ambassade d’Auvergne (22 rue du Grenier Saint-Lazare, avec son inimitable blanquette de Veau du Ségala au Roquefort), ou encore la Savoie au Chalet Savoyard (58 rue de Charonne, où vous attend le fameux Berthoud à l’Abondance).

Continuez votre voyage culinaire et agrémentez le de vins savoureux en lisant CECI.

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