Médecines douces : phytothérapie, aromathérapie…

L’hiver n’est pas encore là, mais on le sent déjà sur le pas de la porte : la rentrée vous bouscule, les feuilles jaunissent, les jours raccourcissent et le moral ne va pas tarder lui aussi à décliner… Pour ne pas s’endormir avec la nature, réagissez vite et préparez dès maintenant votre résistance hivernale ! Diététique, phytothérapie, gemmothérapie, aromathérapie  : Temps Libre fait le point sur quatre médecines douces qui répondent présent pour vous apporter toutes leurs richesses et leurs vertus ancestrales.

Rassurons nous sur l’efficacité de la médecine douce : pourquoi ça marche ?

De façon très historique, on parle de santé holistique pour qualifier une approche globale de la santé qui vise à rétablir l’équilibre entre le corps et l’esprit. Dans cette optique, l’être humain est constitué de quatre corps : le corps physique, le corps émotionnel, le corps mental et le corps spirituel. Cette conception complète de la médecine se rattache aux soins antiques, chinois ou indiens, mais aussi à la Grèce d’Hippocrate.

Le triomphe de la médecine scientifique à partir du XIXe siècle a rompu avec cette tradition antique, puisqu’elle ne s’attache qu’à une parcelle du bien-être humain, le corps physique, qu’elle traite à partir d’un diagnostic établi sur une analyse des symptômes. Le terme médecine non conventionnelle a été retenu par la Commission européenne pour qualifier les médecines douces dont l’objectif est d’apporter un complément à la médecine scientifique, à la lumière des enseignements anciens.

La biosanté, née au milieu des années 90 des travaux de Patrick Hoor, ostéopathe énergéticien, s’inspire de ces postulats ancestraux. Présentée comme un remède global pour renforcer son organisme, elle favorise une santé en accord avec les saisons qui passent, et nous apprend notamment que l’hiver est une saison d’énergie basse, où l’eau et sa régulation dans le corps sont essentielles. Concrètement, pensez à surveiller les deux organes particulièrement vulnérables en cette saison : les reins et la vessie. Sur le plan émotionnel, une baisse de tonus et des signes de dépression indiquent en effet un dysfonctionnement dans le pôle reins-vessie.

1. LA DIÉTÉTIQUE : des aliments sains pour un corps sain

En prévision de l’hiver, la diététique ne doit pas être négligée. Les aliments aident votre corps à se renforcer et à se défendre. Alors vivent les légumineuses, les céréales et les produits à saveur salée. N’hésitez pas à associer 2/3 de céréales avec 1/3 de légumineuses pour faire le plein d’énergie et de fer. Dans l’assiette, couscous et minestrone sont à compléter par des légumes et n’ont pas besoin de viandes.

Pensez également à bien vous hydrater : même si la transpiration est moins importante qu’en été, le corps a encore plus besoin d’eau en hiver ! Usez et abusez des tisanes et du thé, dont les vertus diurétiques permettent de diminuer le volume sanguin et donc de prévenir les insuffisances cardiaques et l’hypertension artérielle.

 

2. LA PHYTOTHÉRAPIE : le bien-être par les plantes

 

Longtemps boudées ou assimilées à un désuet « remède de grand-mère », les plantes médicinales ont regagné un tel crédit qu’elles constituent aujourd’hui une part incontournable de la pharmacopée. La phytothérapie a professionnalisé les pratiques traditionnelles via la recherche scientifique qui analyse et utilise les extraits actifs des plantes pour affronter grands maux et petits bobos : suivez le guide !

Pour les calculs rénaux, les infections urinaires, les lumbagos et les bouffées de chaleur, ces plantes (en infusion ou gélules comme complément alimentaire) seront vos alliées de l’hiver :

• La bruyère, anti-inflammatoire, favorise l’élimination des toxines

• La busserole attaque les germes responsables des infections urinaires

• Le frêne, anti-inflammatoire, prévient les troubles circulatoires

• Le pissenlit a une grande action diurétique

• Le thé vert, puissant antioxydant, permet l’élimination des graisses

En cas de baisse de tonus, de dépression saisonnière, de vertiges, d’acouphènes ou d’asthme :

• Le bambou assouplit les articulations

• La feuille du cassis est anti-inflammatoire

• Le ginseng rouge est un tonifiant général

• La reine-des-prés est anti-inflammatoire

• Le saule blanc lutte contre les douleurs articulaires rhumatismales

Vous souhaitez améliorer votre souplesse et votre mobilité articulaire ?

Ouvrez vos bras à la vergerette du Canada, au curcuma, à l’ortie dioïque, à la perle des champs, et au bon vieux cassis !

Idéales contre le stress :

la mélisse, la passiflore ou l’aubépine.

Les plantes peuvent être utilisées en décoction, concoction, ou solution aqueuse : de nombreuses herboristeries fournissent des manuels très détaillés sur leurs actions et vertus thérapeutiques.

3. LA GEMMOTHÉRAPIE

Souvent confondue avec la phytothérapie, la gemmothérapie est pourtant un domaine spécifique, encore peu connu du grand public, du moins sous ce nom ! Littéralement, elle désigne la « thérapie par les bourgeons ». Remise au goût du jour dans les années 60 par le docteur Pol Henry, la gemmothérapie remonte en fait au Moyen Age, quand les alchimistes utilisaient les bourgeons dans la pharmacopée traditionnelle.

Les bourgeons sont en effet les éléments vitaux des arbres et arbustes. Ils sont nourris par la sève montante du printemps afin de donner des feuilles, des fleurs et des fruits. Ce sont les parties de l’arbre, ou de l’arbuste, les plus concentrées en phytohormones, enzymes, acides aminés, vitamines, minéraux, oligo-éléments et huiles essentielles. Concrètement, la gemmothérapie utilise les tissus embryonnaires des plantes – arbres et arbustes – les jeunes pousses et les radicelles, macérés dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine. On obtient ainsi des macérats dans lesquels se concentrent les principes actifs des végétaux. Petit guide non exhaustif.

4. L’AROMATHÉRAPIE

 

Différente de la phytothérapie qui utilise l’ensemble des éléments d’une plante, et de la gemmothérapie qui utilise ses tissus embryonnaires, l’aromathérapie désigne l’utilisation thérapeutique des extraits aromatiques des plantes, c’est-à dire ses essences, pour en faire des huiles essentielles. L’aromathérapie s’avère un excellent complément pour prévenir et traiter les maux de l’hiver.

Pour les affections respiratoires, l’eucalyptus citronné est un antiviral et un antibactérien apaisant les toux ou les rhinopharyngites, et le pin sylvestre un antiseptique naturel luttant contre les bronchites ou les sinusites. Le renforcement de l’organisme est également favorisé par les huiles essentielles de céleri, de genévrier, ou le lédon du Groenland, une plante magique aux nombreuses propriétés (drainage du foie, régénérescence des cellules hépatiques, vertus décongestionnantes, anti-inflammatoire, antispasmodique, antiallergique et antiseptique).

Comment les utiliser ?

• Par voie aérienne, en diffusion : placez les huiles seules ou mélangées dans un diffuseur électrique 15 minutes plusieurs fois par jour.

• Par inhalation : versez 3 à 5 gouttes dans un inhalateur ou dans un bol d’eau très chaude. De 2 à 3 fois par jour.

• En friction sur le thorax, la nuque, les membres endoloris… Mélangez 3 à 5 gouttes dans une huile d’amande douce, de sésame ou de jojoba. Répétez l’opération jusqu’à 3 fois par jour.

5. ZEN ATTITUDE

Mais surtout n’oubliez pas l’essentiel : un esprit sain dans un corps sain. Usez à abusez des médecines douces, oui, mais si le stress gagne et le mental n’est pas d’acier, alors l’esprit viendra contrebalancer les efforts que vous faites pour votre corps. Pour optimiser le bien-être de votre corps, il faut vivre en harmonie avec soi-même, gérer ses émotions et canaliser son énergie. Ça s’apprend !

La zen attitude est affaire de relaxation, par des exercices de contrôle du physique par le mental (le yoga ou le qi gong restent les techniques les plus répandues), par des massages ayurvédiques (qui réduisent la tension nerveuse, améliorent la circulation sanguine et détoxifient le corps) ou encore par la sophrologie (qui vise l’équilibre entre vos émotions, vos pensées et vos comportements par la conscience de soi).

Et pour prévenir au mieux la morsure de l’hiver, pourquoi ne pas vous projeter mentalement dans la chaleur des îles du Pacifique ? Pour cela, un mot magique : Ho’Oponopono  ! Cette tradition de repentir des anciens Hawaiiens, qui fait de plus en plus d’émules en France, désigne une technique de nettoyage du subconscient, sur le principe qu’un mauvais comportement peut être la cause de désordres corporels ou de maladies. Il suffit d’y croire, et de répéter chaque matin des phrases simples, positives, comme « merci », « pardonne-moi », et bien sûr « je t’aime » ! Une technique garantie sans gourou ni chaman, charlatans ou sorciers, mais une forme de spiritualité indépendante pour chasser les mauvaises vibrations que charrie l’hiver !

La médecine douce est-elle remboursée par la mutuelle ? Réponse dans cette vidéo :

 

Pour prendre toujours plus soin de vous, renseignez vous sur le bien-être par l’eau et les cures thermales ICI.

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