Associations caritatives : que font-elles de nos dons ?

La période de fin d’année est propice à la générosité et aux dons aux associations. Mais avant de casser sa tirelire, se posent quelques questions. Une notamment : comment  les associations utilisent-elles votre argent ? Petit tour d’horizon.

Certains scandales médiatiques avaient jeté une ombre sur l’utilisation des dons par les associations. Cette méfiance, qui s’ajoute à la crise actuelle, a un effet immédiat  : depuis 2008, les dons diminuent en nombre et en quantité.

Malgré tout, les Français restent parmi les plus attentifs et les plus généreux d’Europe quand il s’agit des grandes causes, comme l’aide alimentaire ou le logement. Mais pour donner, encore faut-il se sentir en confiance, et être assuré que l’argent sera correctement utilisé. Que la générosité soit spontanée ou liée à des campagnes spécifiques, les associations reçoivent chaque année près de deux milliards d’euros de dons.

Utilisation des dons

Les dons sont utilisés de différentes manières.

• La majeure partie va servir la cause propre des associations  : achat de denrées alimentaires à distribuer (pour les Restos du Coeur par exemple), de médicaments ou de vaccins (Médecins Sans Frontière), de matériel de construction…

• Les dons vont aussi être utilisés pour répondre à des besoins ponctuels, comme des réparations suite à un sinistre, la mise en place d’une logistique d’acheminement d’aide à des sinistrés…

• L’autre partie des dons, la moindre en général, servira aux frais de fonctionnement des associations : plaquettes, appels aux dons (Cf. Faire connaitre son association, l’exemple d’ACF), photocopies, logistique…

Certaines associations capitalisent également une partie des dons en guise de marge de manoeuvre, afin de parer aux dépenses et aux besoins à venir. En effet, si les fêtes de fin d’année sont propices aux élans de générosité poue les plus démunis, le reste de l’année est tout aussi important mais la générosité des dons n’est plus aussi évidente. C’est pourquoi certaines associations jouent la prudence pour s’assurer plus de constance dans les actions menées.

Suivi des dons

Pour rassurer le donateur qui sommeille en vous, sachez que la loi du 7 août 1991 oblige les associations faisant appel à la générosité du public à établir le compte récapitulatif de l’utilisation des dons collectés, que l’on appelle le compte d’emploi des ressources. Concrètement, ce document peut être consulté par tout donateur qui en fait la demande (si l’association ne l’envoie pas directement) et récapitule l’affectation des dons par type de dépenses.

Pour accentuer ce rapport de confiance, de nombreuses associations adhèrent depuis 1990 à une charte éthique, le Comité de la Charte : elles sont alors régies par des règles déontologiques qui vont orienter leurs actions. Lorsque les documents et les plaquettes arborent le signe du Comité de la Charte, cela signifie pour les donateurs que les associations s’engagent :

• À fournir un bilan comptable annuel

• À l’optimisation de l’emploi des fonds collectés

• Au contrôle et à l’équilibre entre leur engagement et les actions réellement menées sur le terrain.

Sachez enfin que la diversité du monde associatif français est telle que vous trouverez forcément la cause qui vous convient ! Alors donnez, ce sera (forcément) pour la bonne cause… (Cf. Association Brigitte Bardot)

Zoom L’utilisation des dons varie d’une association à l’autre, et se répartit généralement entre les missions sociales, les frais de collecte de fonds et les frais de fonctionnement. L’instrument utilisé par les associations pour présenter l’origine des ressources et à quels postes elles sont affectées est le compte des emplois et des ressources, validé par un commissaire aux comptes.

LECMA (Ligue Européenne Contre La Maladie d’Alzheimer) : exemple de l’utilisation des dons d’une association jeune.

Association créée en 2005, sa mission est de participer activement à la lutte contre la maladie d’Alzheimer, d’une part en finançant des programmes de recherche dans des institutions publiques françaises, et d’autres part en informant le public sur cette maladie. « Les comptes d’une association dépendent beaucoup de son stade de développement et de ses sources de financement. Je tiens à préciser que LECMA étant une association jeune, en plein développement, pas encore très connue du public, les frais liés à la collecte (prospection, publicité…) sont importants », précise Géraldine Drexel de Buchy, responsable de LECMA. En 2010, 50% des frais de l’association ont été affectés à ses missions, 36% ont été consacrés à la collecte et 14% au fonctionnement. « En se développant, LECMA pourra, par effet de levier, réduire les frais liés à la collecte au fur et à mesure de sa croissance. En six ans d’existence, LECMA n’a cessé d’augmenter la part de ses ressources consacrées à ses missions. Par exemple, entre 2005 et 2010, 21 programmes de recherche ont déjà pu être financés ; en 2011, ce sont quatre nouveaux programmes qui sont financés », ajoute Géraldine Drexel de Buchy.

APF (Association des Paralysés de France) : exemple de l’utilisation des dons d’une association plus ancienne.

Bien sur, une partie des fonds sert à communiquer sur l’association et à récolter d’autres dons. Ainsi APF mène différentes campagnes de sensibilisation.

Exemple de l’une d’elle ci dessous :

Choisissez l’association défendant vos valeurs, devenez donateur ou bien créez votre propre association ! Tout est possible ! Créer son association : pourquoi pas vous ?

 

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