Hélène de Fougerolles : biographie et interview

Plus de deux décennies ont filé depuis les premières apparitions d’Hélène de Fougerolles devant la caméra. Un nom et une allure d’aristo, une moue de jeune femme gâtée, l’actrice, 42 ans, cultive son image de star. Mais dès les premiers mots, la glace est brisée. Spontanée, enjouée, rieuse, elle répond à nos questions lors d’un dîner à l’hôtel Radisson Blu & Resort, à Djerba. 

Biographie

Crédit Alban WytersHélène Christine Marie Rigoine, qui deviendra plus tard Hélène de Fougerolles, est née le 25 février 1973 à Vannes dans le Morbihan. Elle est née de l’union de parents nobles : Alain Rigoine de Fougerolles, qui est représentant en vin et Anne Redon Saumay de Laval, attachée de presse dans le milieu nautique.
Son enfance n’a pas été des plus ordinaires : ses parents se sont séparés lorsqu’elle avait 3 ans. Elle a fait un CAP d’esthétique mais, très jeune, elle s’est rendue compte que ce n’était pas fait pour elle. Elle savait déjà de quoi elle voulait vivre : le cinéma. C’est pour cela qu’à l’âge de 15 ans elle s’installe à Paris et s’inscrit dans des cours d’art dramatique. En 1992, elle obtient son premier rôle au cinéma dans Le Mari de Léon, de Jean-Pierre Mocky. Ensuite se sont de nombreux films qui s’enchainent pour notre belle actrice dont un des plus connus : Le Péril jeune de Cédric Klapisch. Elle se fit surtout remarquer lors d’un rôle qu’elle jouait dans La plage en 1999 avec le fameux Leonardo Dicaprio.
Dans sa vie professionnelle ainsi que personnelle, Hélène est une femme très épanouie. Elle a entretenu des liaisons avec des personnalités comme Marc Simoncini (fondateur de Meetic) et d’Antoine Arnault (fils de Bernard Arnault). Elle se sent bien dans sa vie et se dit comme étant une maman très protectrice. Oui, en effet c’est Shana, âgée de 12 ans qui fait de sa vie un vrai bonheur.
Végétarienne depuis plusieurs années, elle présente pour l’association L214 étique et animaux un documentaire dénonçant les conditions de mise à mort des animaux à l’abattoir d’Alès en y ajoutant une pétition afin que cet abattoir puisse être fermé.

Interview

Après avoir quitté les planches du Théâtre du Gymnase où elle faisait une lecture des textes de Sagan, Hélène de Fougerolles se détend à Djerba au Radisson Blu Palace. Au programme, thalasso, spa, farniente.

Vous avez joué dans une quarantaine de films. Dernièrement, vous avez tourné « C’est le métier qui rentre », avec Diane Kurys, la réalisatrice de Diabolo Menthe. Quel en est le thème?

Sylvie Testud, l’actrice principale, joue son propre rôle. Elle est l’auteur du livre qu’elle a écrit  C’est le métier qui rentre et dont elle veut faire une adaptation pour le cinéma. Le film raconte avec humour les innombrables déboires de la romancière qui passe à la réalisation. Parmi mes partenaires, il y avait Josiane Balasko, Zabou Breitman, Fred Testot. Ce film va bientôt sortir dans les salles.

Du côté de la télévision, on attend la nouvelle série « Le secret d’Elise »

Le Secret d’Elise doit démarrer sur TF1 au dernier trimestre 2015. C’est l’histoire d’un couple qui s’installe dans une belle maison provençale hantée par le fantôme d’une petite fille morte dans d’étranges conditions. Je joue avec Bénabar, Stéphane Freiss, Valérie Kaprisky…

Avant d’être comédienne, avez-vous rêvé d’être esthéticienne ? On lit dans votre biographie que vous auriez démarré un CAP d’esthétique cosmétique.

C’est n’importe quoi ! Je venais de terminer ma 3 ème au lycée. On m’a suggéré un avenir d’esthéticienne ou de coiffeuse, car j’étais plutôt mauvaise élève. En fait, j’ai quitté ma Bretagne natale et je me suis installée à Paris où j’ai suivi des cours d’art dramatique. Puis, je suis partie à New-York pour l’Actors Studio et le Lee Strasberg Theatre Institute. Ma carrière a démarré avec un petit rôle dans le film de Jean-Pierre Mocky Le mari de Léon.

Qui a particulièrement marqué votre carrière ? Avez-vous eu un mentor ?

Franchement non ! Aucun réalisateur ne m’a marqué en particulier. Je ne vais pas balancer des noms, comme par exemple Cédric Klapish pour me valoriser. Il y a ceux qui m’ont encouragé et il y a les autres. Même les gros méchants du cinéma m’ont beaucoup apporté. Ils m’ont fait progresser !

Qu’est qui vous rend fière ?

Pour la première fois en 2012, je suis montée sur les planches pour jouer la pièce Occupe toi d’Amélie de Georges Feydeau, mise en scène par Pierre Laville. Cela a été un succès ! Pendant huit mois, nous étions au Théâtre de La Michodière, puis nous sommes partis en tournée. Une belle expérience.

Vous avez été la compagne d’Antoine Arnault, le fils de Bernard Arnault. Est-ce que cela a changé votre vie, votre perception du monde ?

Que du bonheur ! Par principe je ne parle jamais de ma vie privée. J’ai une fille de 12 ans que j’ai appelée Shana (fille du producteur Eric Hubert dont Hélène de Fougerolles est divorcée, ndlr) ; cela veut dire étoile en indien. C’est d’ailleurs le même prénom que celui de la fille de Maïwenn, avec dix ans d’écart. Ma fille est au centre de ma vie.

Que faites-vous pendant vos moments de liberté ?

J’aime faire de la photo, des portraits de copains comédiens. Et je peins. Faute d’avoir fait les Arts Déco, je m’étais inscrite pendant trois ans au Beaux Arts. C’est le figuratif qui m’intéresse, mais je ne suis pas spécialement douée et cela devient de l’art naïf ! (Cf. notre article sur Charlotte Julian, elle même adepte). J’aime voyager seule avec mes pinceaux. Partir en Asie, me poster au milieu d’un marché et peindre la scène.


Video : rapide biographie et rencontre avec Hélène De Fougerolles :

A Djerba, nous avons également au la chance de rencontrer Mathilda May

Crédit photo : Crédit Alban Wyters

Propos recueillis par Corine Moriou

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