Test du nouveau Kia Sportage 2016 : ultracompétitif

Le nouveau Kia Sportage, quatrième du nom, est commercialisé depuis le 25 janvier dernier, nous l’avons testé sur les routes de Barcelone. Retrouvez d’autres essais automobiles sur Temps-Libre Magazine : Kia Sorento, Peugeot 508, Infiniti Q70 hybride,Toyota Auris hybride,Skoda Octavia.

Avec cette nouvelle version du SUV depuis 2010, Kia a assagi son best-seller (qui représente un tiers des ventes de la marque sud-coréenne en Europe). Curieusement, ce nouveau modèle paraît moins massif mais plus haut que son aîné. À la fois affirmé et élégant, ce SUV a largement de quoi lutter face à ses nombreux concurrents, les SUV de taille moyenne (4,5 mètres de long environ : Kadjar, Qashqai, Kuga…Proposé en finitions Motion (jantes 16 pouces), Active (17 pouces ou 19 en option), Premium et GT line (19 pouces de série, avec une désign spécifique sur GT), il devrait plaire à beaucoup.

Le Sportage s’embellit mais rentre dans le rang et devient plus cossu, il a perdu son côté agressif et taillé à la serpe. À l’avant, la calandre a été abaissée et élargie, ce qui lui confère une impression de largeur accrue. Le museau vous fait penser à celui du Porsche Macan? À nous aussi, et c’est très flatteur pour le Sportage dont l’avant rappelle les véhicules les plus haut-de-gamme fabriqués outre-Rhin. De profil, la différence avec son prédécesseur tient à peu de choses mais donne un aspect moins carré au véhicule. Pour autant, on reconnaît très facilement le Sportage. L’arrière n’a plus rien à voir avec la version précédente : il n’est plus en forme de « V » et est doté des blocs-feux effilés, reliés entre eux par une moulure horizontale. Feux de recul et clignotants sont séparés, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. Comme auparavant, il dispose de deux ou quatre roues motrices.

Au delà de l’esthétique, le crossover se veut plus sûr : la caisse est en acier à haute résistance (à hauteur de 51 % contre 18 % auparavant) en plus d’un structure centrale renforcée, ce qui permet un rehaussement de la rigidité torsionnelle de 39 % d’après Kia.

À gauche, le nouveau Kia Sportage, à droite la version 2010. © AM

Les teintes proposées sont les suivantes : blanc platine (non métallisé), blanc palladium (nacré) et six peintures métallisées : noir basalte, vert hadong, gris acier, gris topaz, gris graphite, vert hadong et enfin une teinte spécifique à la ligne GT Line : rouge rubis, du plus bel effet.

La technologie fait une entrée fracassante

Si l’habitacle est assez chic, le tableau de bord est un peu trop sobre, nous aurions aimé plus de chrome et un liseré rouge par exemple, pour habiller cette surface noire. En version premium, la console est déjà plus distinguée et joviale, en ton beige.

Du point de vue sécurité et aide à la conduite, le Sportage est suréquipé (de série sur les fictions « Active, GT Line et Premium ») : système d’alerte de franchissement des lignes avec action correctrice si nécessaire, gestion automatique des feux de route, détection des panneaux grâce aux caméras, détection d’angle mort et détection de trafic arrière, pratique lors des manœuvres sur un parking. En option, le freinage d’urgence autonome peut arrêter le véhicule en cas de collision avec un véhicule ou un piéton.

Avec un écran d’information (non tactile, donc), et des boutons en nombre raisonnable, l’ergonomie est bonne. Au poste de conduite, le confort est correct, avec un siège qui offre 17 positions de réglages (on regrette l’absence de réglage lombaire à part sur la finition « Active »), un volant et deux sièges chauffants. Côté passager, le confort n’est pas optimal (surtout devant), avec un appui-tête trop inclinés vers l’avant. On apprécie les services connectés (TomTom Live avec mise à jour gratuite de la cartographie durant 7 ans, météo, services en ligne) mais aussi le chargeur à induction (sur « Active », « GT » Line et « Premium »).

L'arrière est spacieux et gagne 7 MM au niveau des jambes. © AM
L’arrière est spacieux et gagne 7 MM au niveau des jambes. © AM

L’insonorisation est très bonne, grâce à des nouvelles protections acoustiques couplées à un moteur moins bruyant au ralenti (moins deux décibels). Nous avons été agréablement surpris par le moteur diesel qui s’entend assez peu, même en forte accélération. De nouvelles bagues au suspension arrière réduisent également les bruits de roulement. Le pare-brise est voilé d’un film d’absorption des bruits et vibration, ce qui contribue également à une conduite plus sereine à bord.

Les rangements sont spacieux, notamment sous l’accoudoir avant. Des logements sous le plancher permettent de mettre des objets assez volumineux.

Coup de cœur pour la version GT Line

Parmi les différentes finitions que nous avons essayées dans la gamme Sportage, nous avons préféré la GT Line. Si elle est surtout cosmétique, cette version sportive dote le véhicule d’une double sortie d’échappement chromée , de feux de jour à LED, de jantes alliage 19 pouces. À l’intérieur, nous avons aimé la forme du volant, plus dynamique avec l’insert « GT Line ».

Verdict

Idéal lorsque l’on souhaite un SUV robuste, esthétiquement original et abordable, le Sportage est une bonne solution puisqu’il sait se défendre face à ses concurrents. Plus sûr et paré de nombreuses technologies, il a de nombreux arguments en sa faveur. Le véhicule garde ses lignes franches même si l’on sent un adoucissement des lignes pour plaire au plus grand nombre. Comme d’habitude avec Kia, le véhicule est garanti 7 ans (ou 150 000 km). Petite nouveauté, pour 12 euros par mois, Kia propose des contrats d’entretien du véhicule (16 euros pour les pièces d’usure, hors pneus).

Infos pratiques :

Kia Sportage – de 23 000 à 40 500 euros

Puissance : de 115 à 185 chevaux

0 à 100 km/h : de 9,5 secondes à 11,5 secondes

Vitesse maximale : 201 km/h

Consommation mixte : de 4,6 à 6,3 litres/100 km

Alexis Mamou

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